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Soldes, ventes privées, ventes flash, … Bonnes affaire ou pas ?

Les soldes sont lancées depuis quelques semaines et l’actualité récente (un site de ventes privées alpagué pour pratique trompeuse et Amazon qui détruit des produits neuf) m’ont incité à déterrer et mettre à jour un article que j’avais écrit il y a quelques années. Les choses n’ont, malheureusement, pas beaucoup évolué depuis …

Le web a radicalement changé notre façon de consommer et les sites de vente en ligne (Amazon en tête) font tout pour rendre nos achats presque aussi simples que d’aller au magasin … sans se déplacer !
En un clic, vous dépensez une petite fortune sans même avoir à sortir votre portefeuille. Cette dématérialisation des achats n’est pas sans risques et nul besoin d’un vendeur plein de bagou pour se faire attraper au tournant d’une page web.

De plus, le marché de la photo s’est effondré en 2013 et les fabricants ont donc misé sur la valeur (haut de gamme = cher) pour éponger les pertes. Le prix du matériel photo a donc explosé depuis 5 ans. Cette tendance est entrain de s’infléchir, mais le coût du matériel photo reste élevé. Il est donc normal que nombre d’entre nous attendent avec impatience les périodes des soldes, synonymes de bas prix et autres bonnes affaires. Mais la méfiance est de mise car les e-commerçants vont vous asséner de mails et de bannières quotidiennes plus alléchantes les unes que les autres. Et il n’y a pas que les soldes : black friday, ventes flash, enchères et autres offres éclaires pullulent toute l’année sur le net. Ces affaires sont-elles aussi bonnes qu’elles en ont l’air ? Essayons de faire le point.

Commençons par un cas dans l’actualité : les ventes privées.

Les sites de vente privée sont assez populaires dans le domaine du prêt à porter mais proposent de plus en plus de services ou de produits high-tech. Il ne sera donc pas surprenant d’y trouver du matériel photo ou des logiciels.  Vente-privée, Bazarchic, Brandalley et autre Showroomprive sont sans doute les plus connus. On peut y faire de très bonnes affaires mais un cas récent nous montre bien que le côté privé et exclusif de ses ventes est avant tout un argument marketing.

Depuis quelques jours, le site vente-privée.com est au cœur de l’actualité : le site a été mis en cause par la DGCCRF pour « pratique trompeuse » et l’affaire aurait été transmise au tribunal de Bobigny (https://www.quechoisir.org/actualite-vente-privee-com-tromperie-sur-les-prix-de-reference-n62590/).
La répression des fraudes reproche à vente-privée de « gonfler » artificiellement les prix de références des produits « soldés ». Le rabais obtenu est donc nettement surévalué.

Le consommateur se retrouve donc abusé par une bonne affaire qui n’en est pas une.

Si le cas vente-privée n’est pas isolé (nous en reparlerons au chapitre suivant) et pas limité au e-commerce, il est tout de même symptomatique des dérives d’une entreprise en croissance permanente.
Lors d’un congrès dédié au web, j’avais été interpellé par la phrase d’un business-angel (ceux qui investissent dans les start-ups, les fonds de capital risque) : « une start-up est en survie permanente ». Elle doit donc évoluer et « grossir » sous peine de disparaitre.

Rappelons simplement que vente-privée est une start-up créée en 2001 par Jacque-Antoine Granjon. Le « business model » est assez simple : écouler les invendus ou les fins de série sans utiliser le réseau de distribution classique et donc, sans impact négatif pour la marque.
Autre point important qui nous montre bien la mutation de l’entreprise : dans les premières années d’existence du site, il fallait être « parrainé » pour s’y inscrire. Ce côté « exclusif » permettait non seulement à l’acheteur d’adhérer à une communauté « privilégiée » mais aussi d’y trouvé « un peu de stock ».
Aujourd’hui, n’importe qui peut s’inscrire et y faire une bonne affaire lors des soldes (des jours particuliers y sont dédiés) relève de l’exploit : peu de stock et des milliers de connections rendent les achats presque impossibles : c’est la version numérique des black Friday aux Etats-Unis mais sans risque de se faire piétiner …

En 2016, vente-privée c’était 3 milliards d’euros de chiffre d’affaire et 50 millions d’abonnés (privée … mouais) dans 14 pays. Avec les différentes entrées au capital (américains et qataries), on comprend bien que cette course aux profits ne s’arrêtera jamais, quitte à « tricher un peu » pour relancer la machine.

Utiliser un prix de référence surévalué ou non à jour est une technique moulte fois utilisée, notamment lors des soldes. Et donc, de cet exemple qui tombe à pic, on peut tirer un premier enseignement qui vaudra pour pratiquement tous les achats : il faut toujours comparer les prix !

Soldes, ventes flash, offres éclairs, …

Comme pour les ventes privées, ces ventes jouent sur le côté temporaire de l’offre et l’inévitable et irrépressible pulsion du serial-buyer (acheteur compulsif cf encart 1) à ne pas vouloir passer à côté d’une bonne affaire. Les soldes sont réglementées et limitées dans le temps. Les ventes flash et les offres éclairs sont nettement plus floues vis à vis de la réglementation.

Si certaines de ces ventes sont tout à fait correctes, nombre d’entre elles sont nettement plus pernicieuse. L’astuce est simple : utiliser (encore) un prix de référence différent de celui normalement pratiqué par le commerçant. Ce faisant, la ristourne est bien plus tape à l’œil et titille la corde sensible du dénicheur de bonnes affaires. Il faut savoir que les constructeurs baissent régulièrement leur prix de vente ce qui permet aux commerçants de baisser (ou pas) leurs tarifs tout en conservant une marge respectable. Il est donc normal que le tarif d’un produit évolue à la baisse avec l’âge. Cette baisse peut être rapide ou plus contenue selon le produit. Par exemple, le prix d’un reflex expert Canon baissera nettement moins vite qu’un bridge d’entrée de gamme Kodak.

Certains marchands n’hésitent pas à profiter de cette baisse pour afficher des ristournes record alors qu’ils vendaient le produit à un tarifs pas si différent quelques jours auparavant.

La parade est pourtant simple : il suffit de faire un tour sur les comparateurs de prix ou les sites concurrents pour se faire une vraie idée du « prix de la rue ». On voit ainsi immédiatement si c’est une affaire en or ou un simple placebo.

Un exemple sur Amazon (du 12/01/2019 et même pas en vente flash) : le Pentax K-70 + 18-135 y est proposé à 855€ soit une remise affichée de -22% sur un prix de référence de 1099€. Ce prix de référence est le prix de vente conseillé (PVC) par le constructeur à la sortie du produit (juin 2016 pour le K-70). Or, il ne correspond pas au prix actuel. Si on regarde sur un site concurrent comme Digixo, il est affiché à 899€. Par rapport au prix « de la rue », la ristourne n’est que de 5%. On est bien loin des 22% annoncés !
Lors des ventes flash, ces « ristournes peuvent » aller jusqu’à 70% ! Tentant …

Mais les bonnes affaires existent aussi !
Sur ce même site, j’ai acheté il y a quelques années (alors sous l’emprise du GAS …) un trépied Manfrotto MK190X3-3W1 à 95€ soit une remise de 60% ! Si vous regardez le prix actuel de ce kit, il dépasse les 200€. C’était donc une très bonne affaire !

Cet exemple fait tout de même office d’exception car généralement, les remises sont moins importantes. Elles restent néanmoins suffisamment alléchantes pour que l’on pense être gagnant au final. Vous tomberez plus souvent sur des fausses promotions qui auront pour seul but de vous faire acheter sur ce site et pas le concurrent.

Astuce pour les ventes flash d’Amazon :

Sur les ventes flash d’Amazon vous trouverez trois prix :

  • le prix barré : c’est généralement le PVC public,
  • un deuxième « prix barré » : généralement le dernier prix la veille de l’offre éclair (pas forcément le meilleur du web à cette date),
  • le « prix promo » : celui de l’offre éclair.

C’est bien ce dernier qu’il faut comparer avec les sites concurrents.

Nota : certaines « Offres du jour » n’indiquent pas le deuxième prix. Dommage, car cela permet de voir le dernier prix pratiqué et donc se faire une vraie idée de la réduction.

Donc, sur ces ventes éphémères, l’astuce consiste à appliquer le même principe que sur les ventes privées : comparer les prix.

Le GAS
Ce terme est apparu il y a quelques années pour qualifier les acheteurs compulsifs de matériel photo : le Gear Aquisition Syndrome.
Le GAS est l’irrépressible envie d’acheter tout ce qui sort : nouveau boitier, objectif ultra-performant pour une pratique épisodique, gadgets plus utiles les uns que les autres mais qui ne verront que rarement la vraie lumière du jour, etc …
Associez cette « maladie » a des finances saines et la profusion de bonnes affaires et c’est le drame ! On se retrouve avec de quoi ouvrir un magasin photo en quelques clics.

Le seul moyen de lutter c’est le pragmatisme. Mais comme tout « trouble compulsif », c’est plus facile à dire qu’à faire …
Courage, vous n’êtes pas seul(e). J’en suis moi-même sorti grâce à une thérapie très efficace : « le foutage de gueule systématique » de mes camarades photographes ! C’est douloureux, mais ça marche.

Les comparateurs de prix

S’ils sont très utiles pour comparer rapidement les prix sur plusieurs sites de e-commerce, les comparateurs de prix révèlent aussi leurs lots de petites surprises. Sachez tout d’abord que ce sont les commerçants qui envoient leurs tarifs. La majorité des CMS (Content Managment Software – le logiciel de gestion d’une e-boutique) sont capables de le faire automatiquement. Mais le e-commerçant peut très bien réaliser cette opération manuellement. Dès lors, des erreurs (volontaires ou non) peuvent apparaître : mauvaise référence, mauvais prix, produit hors stock, …

Il y a aussi plusieurs moyens pour un comparateur de prix de se faire rémunérer. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais lorsqu’il renvoie vers un site marchand, ce dernier paye une somme au comparateur de prix. Mais lorsque vous affichez la page de résultat, les offres « pertinentes » (affichage par défaut la plupart du temps) sont les premières que vous voyez – offre sponsorisées (annonces) ou mise en avant « payante » – mais pas forcément les meilleures.

La parade est simple : classez systématiquement les offres par ordre de prix croissant.

D’ailleurs Google Shopping, qui apparaît en haut de page lorsque vous recherchez un produit via Google, est un comparateur de prix qui met clairement en avant les liens sponsorisés. Soyez prudent.

En stock !

Commençons par cette expression que vous recherchez avec avidité pour recevoir votre précieux dans les meilleurs délais. Si on écarte les machines de guerre comme Amazon, dont le logiciel de gestion ferait pâlir n’importe quel gérant de supérette, la majorité de la gestion de stock est une opération humaine. Rien n’empêche donc un e-commerçant de vous affirmer qu’il a en stock le fameux objectif f/1.4 que vous convoitez depuis plusieurs mois et pour lequel vous avez reçu le feu vert de votre « ministre des finances » (feu vert qui, nous le savons d’expérience, peut disparaitre aussi vite qu’il est arrivé pour diverses raisons …).

Vous sautez donc le pas et validez cette commande aussi « vitale » pour vous qu’onéreuse et totalement futile pour votre bien aimé(e). C’est là que « le piège » se referme. Après les mails d’usage vous informant que votre commande est « en cours de préparation » et le débit de votre carte bancaire, c’est le calme plat. Après quelques jours d’attentes, vous vous décidez à écrire au service client, qui vous informe d’un « léger délai d’approvisionnement bien indépendant de sa volonté ».  Colère, chagrin, honte de vous être précipité, vous passez par plusieurs phases plus ou moins longues qui vous minent le moral. Généralement votre ministre des finances enfonce le clou avec l’expression assassine : « j’te l’avais dit ! ».

Il ne vous reste plus qu’a prendre votre mal en patience avec philosophie ou bien annuler cette maudite commande quitte à devoir affronter une montagne de problèmes pires que la maitrise de l’hyperfocale.

« Ils le font exprès ! », me direz-vous. Et bien oui et non. Cette technique « d’hameçonnage » a fait couler plus d’un site (rappelez-vous de père-noël.fr …) et mis à mal les portefeuilles de pas mal de clients. Mais si certains sites véreux en ont profité pour extorquer quelques pigeons (dont je fais partie), d’autres se contentent de jouer sur un stock en flux tendu pour ne pas avoir à dégager de trésorerie. Dès lors que l’approvisionnement pêche, soit par un défaut du fournisseur ou par une mauvaise gestion du e-commerçant, c’est la cata.

Je ne blâme personne, car il peut y avoir des millions de raisons pour que la machine s’enraille. Je vous invite cependant à ne pas prendre systématiquement pour argent comptant les informations de stock que vous voyez sur les sites marchands. Il faut avoir en tête qu’une commande peut mettre du temps à vous arriver et les tarifs pratiqués par certains e-commerçants sont à ce prix.

Le marché gris

Pour comprendre ce qu’est le marché gris, il faut d’abord expliquer le principe des marketplaces : un site de e-commerce, propose à des vendeurs externes de profiter de son propre site web pour vendre des produits ; évidemment contre une « petite » commission au passage. Jusque-là, rien de problématique, bien au contraire puisque cela a permis à de nombreuse entreprise d’obtenir une visibilité rapide.

Là ou ça se complique, c’est que n’importe quelle entreprise – européenne ou non – peut utiliser les marketplaces. Or, les taxes ne sont pas identiques dans tous les pays du monde.
Ainsi, vous pouvez très bien acheter un produit (et c’est très souvent ce cas de figure) expédié depuis le marché chinois, sans vous en rendre compte. Le problème, c’est qu’il est hors-taxes : la TVA et les frais de douanes n’y ont pas été « ajoutés ».

La « fausse » bonne affaire, c’est qu’on se retrouve avec un prix de vente généralement 20% moins cher (la TVA) que celui pratiqué sur le marché européen. Tentant, non ?

Mais quels problèmes un tel achat peut-il engendrer ?

  • Il faudra peut-être acquitter TVA et frais de douanes à un moment donné (ou jamais !) : soit à « l’import » auquel cas vous recevrez une jolie notification des douanes vous invitant à régulariser sous peine de ne jamais recevoir votre achat, soit lors d’un passage en douane où on peut vous exiger les factures d’achat.
  • La garantie peut être « localisée », c’est-à-dire pas internationale. En cas de souci, il faudra renvoyer votre produit chez le commerçant d’origine pour qu’il lance la procédure de SAV. Les frais et l’indisponibilité peuvent être conséquents.
    Nota : aujourd’hui la plupart des garanties sont internationales (worldwide), mais une vérification avant de cliquer serait un bon reflex.
  • Si vous achetez un boitier, il peut être « localisé » pour un marché spécifique. L’exemple le plus frappant c’est le marché américain : les boitiers peuvent ne proposer qu’un nombre limité de langues. A vérifier lors de l’achat.
  • Les délais de livraison, les échanges avec le commerçant, …

Et n’allez pas penser que le marché gris est associé aux sites de e-commerce internationaux comme Amazon : de nombreuses enseignes y ont vu un moyen relativement simple de faire du profit. Ainsi, la Fnac, Darty, Cdiscount ou encore Boulanger (des sites disposants de marketplace) peuvent aussi vous confronter au marché gris.
Et sachez qu’un site comme Rakuten (ex-PriceMinister) n’est basé que sur le marketplace et l’occasion : le marché gris y est donc très présent.

Un exemple du jour (13/01/2019) : le Nikon D610 est vendu à 837€ sur Darty.com (https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=4446449234&productid=246706386). Le « prix de la rue » le situe plutôt autour des 1300€ (à la Fnac par exemple). La ristourne est très, très conséquente : -35% !
Si on regarde bien, le vendeur est Infinity Pro, une société basée au Luxembourg. En toute logique, le Luxembourg étant dans la zone euro, c’est 0 frais de douanes et pas de TVA à acquitter. Donc une bonne affaire ! Chouette.
Mais si on fouine un peu plus, la société « mère » est Darwell Limited, qui ressort comme étant un promoteur immobilier et l’adresse postale est aussi utilisée par des entreprises de secteurs aussi diverses que l’emploi, l’hydraulique, les machines-outils, … Bref, ça sent la domiciliation de siège social à plein nez !
C’est légal, pas de crainte à avoir de ce côté-là, mais compte tenu de la remise accordée, je mettrai ma main au feu que les produits sont expédiés hors UEE et donc sans TVA ni frais d’importation.

Autre exemple : ce même boitier est vendu sur Rakuten à 748€ par Dragonbuy_33 (https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=4446449234&productid=246706386).
La remise ? 42% !
Encore une fois, méfiance.
Là, il suffit d’afficher la boutique du vendeur et de cliquer sur « Qui sommes-nous » : on s’aperçoit que cette boutique est associée à « Shenzhen Longxuanyou E-Commerce Co., Ltd », une société chinoise …

« Attention, je ne dis pas que le marché gris est une arnaque : on peut acheter à l’étranger sans être dans l’illégalité. Je mets simplement en garde contre les problèmes qui pourraient en découler. »

Les deux exemples précédents vous montrent que même sur des sites ultra-connus et français, le marché gris rend les achats difficilement traçables.
Le reflex à avoir, c’est de vérifier qui vend, et qui expédie le produit.

Les fausses enchères

Attention, je ne vous parle pas ici d’eBay, leader mondial de l’enchère sur internet, mais de sites qui vous promettent du -90% sur du high-tech neuf. La méthode ? Des pseudos enchères pour lesquelles vous devez miser des « jetons ». Jetons offerts gratuitement à l’inscription puis, une fois rapidement écoulés, payants par la suite.

Ce type d’escroquerie arrive souvent dans votre boite mail sous la forme d’un faux article de presse – « On vous prouve comment acquérir le dernier Iphone X pour 30€ » – ou de témoignages bidons.

On trouve aussi des publicités sur les sites de buzz : « Achetez votre Galaxy S10 moins cher grâce à cette astuce qui inquiète Samsung ».

Fuyez ! Il n’y a pas de plus grands gagnants sur ces sites que les fondateurs eux-mêmes.

Conclusion

« Prudence est mère de sureté ». Il convient d’être vigilant, particulièrement pendant la période des soldes. Si les bonnes affaires sont vraiment au rendez-vous, il y a tout de même pas mal d’entourloupes qu’il est assez simple d’éviter :

  • Un prix trop alléchant doit vous faire « tilter », dans le sens prudent du terme.
  • Comparez, comparez, comparez ! Sur les sites concurrents ou via un comparateur dans lequel vous avez confiance. Personnellement j’utilise idealo.fr que je trouve assez juste et bien mis à jour.
  • Regardez toujours qui est le vendeur : « Vendu par…, expédié par … ». C’est généralement le gage de recevoir un produit européen, garanti et d’avoir un interlocuteur connu.
  • Si vous êtes pressé, achetez en boutique. Il est de plus en plus courant de pouvoir contrôler le prix sur le net puis d’acheter en magasin. C’est ce qu’on appelle le cross-canal.
  • Ne vous attendez pas à trouver du matériel photo récent à prix massacré lors des soldes : « la mode » est nettement moins fluctuante et les stocks beaucoup plus tendus que dans le domaine du prêt à porter.

Comment et où faire de bonnes affaires ?

Si vous prenez quelques-unes des précautions abordées précédemment, n’importe quelle boutique ou site web peut vous proposer une bonne affaire. Mais voici quelques « méthodes » supplémentaires qui vous aideront à optimiser vos achats.

Les sites de bons plans communautaires
Bien que potentiellement « sponsorisés », des sites comme DealLabs sont avant tout communautaires : vous repérez une bonne affaire et vous la partagez avec les visiteurs du site.
Il est possible que quelques « annonces » émanent des propres webmaster ou community manager des sites de e-commerce, mais d’après mon expérience personnelle, la très grande majorité des bons plan affichés en sont réellement. Sachant qu’ils subissent la « notation » des autres « serial-dealers », ils sont donc passés au crible et comparés presque instantanément.

On peut également y créer des alertes : un bon moyen de surveiller les bonnes affaires et d’y trouver les prix les plus bas.

Les ODR
Les Offres De Réduction sont des remises proposées par les constructeurs sur tout ou partie de leurs produits, généralement les derniers modèles.
Elles sont proposées pendant une période donnée et pendant quelques mois : en fin d’année avant Noël (de novembre à fin janvier en général) et avant l’été (souvent entre mai et juillet).
Les remises peuvent être substantielles et, ajoutées à un prix promo (à vérifier dans les conditions d’attribution), permettre de s’équiper à prix raisonnable.
On les trouve sous deux formes :

  • Une fois le produit acheté, on expédie certaines pièces puis on reçoit un virement bancaire quelques semaines plus tard.
  • Certains magasin partenaires (généralement les boutiques locales) sont autorisés à appliquer directement la remise au moment de l’achat. Elles se feront remboursées par le constructeur.

Toutes les ODR disposent d’un site qui permet l’inscription et le montage du dossier. Il contient aussi les condition d’attribution qu’il est impératif de lire pour éviter toute surprise (certaines boutiques sont exclues du périmètre).

Viser le N-1 ou le N-2
Le matériel photo est arrivé à une certaine maturité et les évolutions peuvent être minimes. Des collimateurs autofocus en plus par-ci, le bluetooth par-là, … à vous de déterminer si ces améliorations seront utiles à votre pratique.
Si elles vous semblent accessoires, jetez votre dévolu sur le modèle précédent : l’âge du matériel et les « vidanges » de stock sont souvent synonymes de tarifs rabotés.

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